• 20/3/2007 -
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Préface. Assassinat de l’espoir est une œuvre composée d’un texte préliminaire (l’envol noir des corbeaux), d’un premier recueil de poème qui raconte la genèse de l’acte (Poèmes esquimaux), un deuxième recueil qui montre les circonstances (Les noces de pierre), et un recueil de nouvelles qui vous montrent la destinée de tel criminel (Les condamnés à vivre). Peut être à la fin comprendrez-vous comment un Homme peut arriver à commettre le plus atroce de tout les crimes, L’assassinat de l’espoir…
Tags : |
| Commentaires (1) :: Post A Comment! :: Permanent Link |
L’envol Noir des Corbeaux Durant que j’enfile mon costume sombre, j’entends un cri bestial m’attirer vers la fenêtre. A cet endroit, j’observe sur une branche écorché par l’hiver, cinq oiseaux noirs me contempler. Leur regard de ténèbres infinies est un gouffre où les sens s’évanouissent. Pourtant celui qui me fixe avec le plus de force n’a qu’une seule bille et elle est remplie d’un épais nuage gris. Rongés par la cataracte il ne peut me voir réellement. Je m’avance dans son unique œil opaque jusqu’à percer l’épais rideau blanchâtre et je vois en arrière son sombre cristal où tourbillonne à l’infinie mon propre regard pour m’en renvoyer la déchirure de mon âme. Soudain il pousse un terrible hurlement. Je me sens parcouru par un frisson. Il a visé le cœur et ne la pas manqué. Son cri qui semble avoir été arraché du fond d’une viscère est comme le bruit d’un tissu que l’on déchire, comme ce hurlement qui m’envahit à chaque silence et les larmes et le sang. Puis ils se mettent tous à crier. Et la vitre se brise, et puis c’est mon être. Je me souviens d’elle. Je leur dit d’arrêter. Il s’arête. Alors je pleure. La tête dans mes mains, mes mains dans le sang. Au bout d’un temps je relève la tête et mes yeux injectés recroisent ceux de l’oiseau. Tu es venu de si loin. Son œil vitreux se détourne. Puis il déploie ses ailes. L’ombre qu’il vient de faire apparaitre semble recouvrir le monde. Il pousse un dernier cri et se jette. Les autres le suivent. Leur envol noir qui part à la conquête des cieux est une ode à la mélancolie. Puis ils disparaissent au loin et le soleil reprend sa place. Je me relève. Finie de boutonner ma veste. Sors de chez moi. Lorsque j’arrive au cimetière le cercueil est posé là , devant l’entré. Il n’y a personne. Même pas les porteurs Difficilement je le hisse sur mon dos. C’est lourd Il n’y a toujours personne. Même pas St Simon. Je ne sais pas si c’est mon cœur où le poids des années qui le rend si lourd. Le magasin de fleur mortuaire à ma gauche est vide. La rue derrière moi est déserte. Il faut croire que cet enterrement n’intéresse pas grands monde. Comme au lendemain je suis seul absolument seul. Alors je traîne la boîte posée sur mon âme voutée. J’entends un cri. Je lève la tête. Ceux sont eux. L’ombre recouvre mon trajet et je marche protégé par un hâle de ténèbres. Je m’engage dans les rangés de tombeaux et toute les dalles s’ouvrent et leur occupant vienne me saluer. Il se dresse à mes cotés comme une allé d’honneur. En putréfaction diverse il me regarde avec des orbites compatissantes. Certain me tende une main que je ne peux serrer D’autre me mette une claque amicale dans le dos Tous se disent que je ne mérite pas de vivre autant. Ils m’encouragent. « Si ce cercueil n’est pas le tien ce n’est que pour le précéder. » J’arrive devant la fausse. Les cinq ambassadeurs de l’enfer pour les cieux m’attendent sur une branche dénudée par le temps. Je traine encore la boite quelque mètres et la laisse se fracasser au fond du puis de nos années. Ce bruit… Je le connais… C’est le cri des corbeaux, c’est la viscère qui se déchire, c’est l’âme qui se fend, c’est elle qui pleure… Au fond du gouffre la boite éclatée ne dévoile aucun contenu. J’enfonce la pelle dans la terre meule et la projette pour recouvrir le trou béant. Je recommence l’opération un nombre incalculable de fois. Il faut beaucoup d’année pour recouvrir un effondrement de cette taille. Je lâche la pelle. J’ai finie. J’attrape la croix faites à partir des branches où s’était perchés les oiseaux noirs. Lorsque j’enfonce le bois j’entends le hurlement encore. Ce hurlement qui me traque dans le silence. Les corbeaux s’envolent vers la profondeur des ténèbres et je les suis. Sur la tombe on pouvait lire : Ici repose l’Espoir, assassiné par la folie d’un homme le 2 décembre 2006. Du 04/02/07 au 05/02/07 à 15h45 Tags : |
| Commentaires (0) :: Post A Comment! :: Permanent Link |
A propos du blogueur
Menu• Album photos• Accueil • Voir mon profile • Archives • Email • Blog RSS CatégoriesL'envol noir des corbeauxLes condannés à vivre Les Noces de Pierre Poèmes esquimaux Préface Amis
LiensServices![]() Sondage
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
PageEntry 1 of 1 Last Page | Next Page |
| Créer un blog | Contacter l'auteur | |
|